C L'INTERPRETATION ASTROLOGIQUE DU ZODIAQUE SIDERAL

Ce sont ces douze signes constellations, de 30° chacun, qui servaient à l'interprétation astrologique attribués de nos jours par les Occidentaux aux signes tropiques basés sur les saisons.

En Occident en effet les significations attribuées par les anciens astrologues aux douze "animaux", les images stellaires du zodiaque, furent transférées purement et simplement au zodiaque tropique celui qui est basé sur les saisons

Ce sont donc, mis à part quelques modifications, à peu près celles que nous connaissons aujourd'hui, mais que nous attribuons aux signes modernes occidentaux. Or ces deux zodiaques ne coïncident pas. Ils ne coïncident que tous les 25.920 ans et durant une seule année.

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D. Le ZODIAQUE TROPIQUE

Ce zodiaque est basé sur les saisons et structuré sur la croix formée par l'axe des solstices et l'axe des équinoxes. C'est celui que tout le monde connaît. C'est celui qui est popularisé par les horoscopes des journaux.

Pourquoi l'appelle-t-on tropique ?

Cette dénomination est moderne mais reprend les termes antiques de "tropiques" donnés aux signes sidéraux où se trouvaient les points solsticiaux.

En effet lorsque le Soleil arrive à son point le plus haut, ou le plus au Nord au solstice d'été (pour l'hémisphère nord), il semble amorcer un tournant "tropikos" vers le bas pour descendre le long du zodiaque vers son point le plus bas. A l'inverse arrivé à son point le plus bas au solstice d'hiver il tourne à nouveau pour remonter.

D'où le nom de cercles tropiques donnés aux deux cercles de la sphère céleste à la latitude des points solsticiaux.

Si bien qu'aujourd'hui on parle du zodiaque sidéral "Zs" et du zodiaque tropique "Zt" pour les distinguer.

Le zodiaque tropique était-il connu des anciens astrologues astronomes ?

Oui tout à fait. Tout comme aujourd'hui, les anciens astrologues astronomes non seulement connaissaient parfaitement la route montante et descendante du soleil et des planètes sur le zodiaque, mais ils avaient également découpé cette route en douze par rapport à la croix des solstices et des équinoxes

Ce qui a fait dire à l'écrivain romain Hyginus, bibliothécaire d'Auguste, que les anciens avaient la manie de diviser tous les cercles en douze de toutes les façons possibles (les douze signes, les douze dodécatémories et les douze heures doubles à l'origine des Maisons).

Ces douze divisions par rapport à la croix des équinoxes et des solstices n'avaient cependant rien à voir avec les signes. Elles se nommaient "dodécatémories", terme qui nous est rapporté par Ptolémée dans son Almageste.

 

Dodécatémorie est un mot qui signifie tout simplement "douzième de cercle".

Ces dodécatémories ne portaient donc pas les noms des signes mais étaient numérotées soit par des chiffres soit par des signes et le numérotage commençait soit au printemps au solstice d'hiver soit à l'équinoxe de printemps soit au solstice d'été. Cela dépendait du point de vue envisagé.

Par exemple les Perses désignaient successivement les signes par les lettres de l'alphabet la lettre A désigne le Taureau du temps où cette constellation marquait l'équinoxe et B les Gémeaux et ainsi de suite.

 

Le mot "signe" était uniquement attribué aux signes sidéraux parce qu'ils représentaient les "figures" ou "images du ciel" qui permettaient de s'y retrouver parmi les 1022 étoiles considérées comme "visibles à l'œil nu" (ce qui sous-entendait que l'on pouvait observer le ciel autrement qu'à l'œil nu...).

 

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