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Introduction
Nous savons tous que le zodiaque est la ceinture oblique de la sphère céleste sur laquelle, en mouvement apparent autour de la Terre, le Soleil, la Lune et les planètes font leur ronde inlassable.
Ce zodiaque, cœur de l'astrologie, est aujourd'hui un enjeu formidable. Déjà des scientifiques et des chercheurs, qui ne sont pas forcément astrologues, s'y intéressent. Quant aux marchands, ils en font leurs choux gras.
Il nous apparaît donc logique et urgent à nous aussi, astrologues sidéralistes, de mettre en commun nos efforts au niveau de la compréhension du zodiaque, de sa double structure, sidérale et tropique, et d'essayer d'avancer et de ne pas nous laisser distancer par des chercheurs non astrologues qui tireront les fruits de nos efforts.
Nous avons besoin d'arguments historiques, astronomiques, statistiques et expérimentaux. Mais pour cela il nous faut d'abord faire le point.
Les membres de la FAS, sidéralistes convaincus, trouveront pour la plupart que l'on ne leur apprend rien. Qu'ils me pardonnent et qu'ils pensent que certains, parmi nos amis tropicalistes, vont aussi peut être nous lire. Ils sont d'ailleurs chaleureusement invités à nous faire part de leurs réflexions.
De toutes façons ce n'est pas obligatoirement un luxe que de rappeler ce qui est déjà connu. A partir de là les lecteurs qui ne nous ont pas encore envoyé d'articles pourront, à leur tour, apporter leur pierre à l'édifice. Pour ce nouveau numéro d'Ayanamsa commençons donc par le commencement et faisons le point sur ce que nous savons.
Aujourd'hui les historiens, tout comme les astronomes, savent bien que le zodiaque de l'antiquité était un zodiaque structuré sur les étoiles et les constellations, puisque c'est l'argument majeur opposé par les astronomes aux astrologues, ce qui montre d'ailleurs à quel point, nous, les sidéralistes, demeurons inconnus. Cependant nombreux parmi les historiens pensent que les noms attribués aux constellations furent originellement en rapport avec les saisons et le cycle de la végétation. Auquel cas ce serait les tropicalistes qui auraient raison, tout au moins pour l'hémisphère Nord et dans ce cas on ne voit pas pourquoi les astronomes reprocheraient à ces derniers de ne pas tenir compte de la précession des équinoxes.
Cependant les signes et les constellations n'ont coïncidé que durant quelques années il y a 2.000 ans aux alentours de l'époque du Christ, et, si l'on prend Antarès Aldébaran comme axe central 15° Taureau 15° Scorpion, cela ferait remonter les origines saisonnières du zodiaque non plus an l'an zéro de l'ère chrétienne mais deux cents ans plus tard à l'époque de Ptolémée !
Et là, pour une fois, tout le monde est d'accord: on sait bien
que le zodiaque date d'avant l'ère chrétienne, les plus
frileux des historiens de l'astrologie le faisant remonter au VI° siècle
avant notre ère.
Et si l'on voulait prétendre que le zodiaque date du début de
l'ère du Bélier soit 2.000 ans environ avant notre ère,
eh bien,seul le dernier degré de ce signe aurait coïncidé
avec le premier mois de
Troisième colonne