EN QUOI L’ASTROLOGIE SIDÉRALE DIFFÈRE-T-ELLE
DE LA SAISONNIÈRE ?

Exposé selon l’Astrologie occidentale de Manilius et de Ptolémée
Basile Ladis Ayanamsa N° 17 Juin 2000.

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Introduction

Pour répondre simplement, il suffira de rappeler d’abord ce qui ne change pas dans les deux conceptions zodiacales, puis de dire ce qui diffère :

Ce qui ne change pas

1. Les maisons astrologiques sont les mêmes et c’est essentiel, car comme le dit Marcus Manilius, le plus ancien astrologue occidental(1) (vers l’an + 10 A.D.) :


"Tout signe [astrologique], quelle que soit sa figure, reçoit une nouvelle teinture de la partie du ciel où il se trouve ; le lieu [(ou la maison astrologique)] domine les astres, et leur imprime des qualités bonnes ou mauvaises. Les signes, roulant successivement par tout le ciel [alors que les maisons astrologiques restent fixes], acquièrent ici une certaine activité, ils la perdent ailleurs. La nature de la maison [astrologique] est plus forte que celle du signe [zodiacal] ; elle veut que les lois soient observées dans toute l’étendue de son domaine ; elle force les signes [zodiacaux] passagers à se plier à son caractère ; […] les signes [zodiacaux] qui la traversent portent la peine de leur passage. " Pour bien comprendre de quoi il s’agit, il ne faut pas oublier qu’en Astrologie, la Terre est vue comme étant


(1) Les Astrologiques, Bibliotheca Hermetica, Denoël, Paris, 1970, p. 164. Plus exactement, Manilius est le plus ancien astrologue occidental, dont nous possédons encore les œuvres.fixe par rapport au Ciel tournant autour ; c’est pourquoi la division de la sphère locale (les maisons astrologiques) qui est la charpente du thème astrologique, est orientée par rapport à un lieu de naissance précis de

Seconde colonne
la planète, doit aussi être considérée comme étant fixe, puisqu’elle est orientée par la ligne géographique nord-sud qui n’est autre que la méridienne courant sur le sol du lieu (le méridien quant à lui donnant la même direction dans le ciel, permet de situer la hauteur du point de culmination du Soleil variant suivant les saisons, et ainsi de connaître le lieu des points solsticiaux et la date des solstices) qui détermine sur la carte du Ciel, l’axe qui va du Milieu-du-Ciel au Fond-du-Ciel ; l’axe est-ouest perpendiculaire à la méridienne, déterminant l’Ascendant et le Descendant et les dates des équinoxes, indépendamment du lieu du lever du Soleil qui varie selon les saisons.

Dire que la Terre est fixe par rapport au reste est faux vu du Soleil, mais nous vivons sur la Terre, et pour nous c’est le ciel qui tourne autour de la Terre quand on l’observe. Etant donné que l’Astrologie est la science des signes célestes apparents, elle nous montre que ce qui se passe dans le ciel vu à l’œil nu d’un endroit bien précis, c’est-à-dire le lieu où nous somme né et celui où nous vivons (en ce qui concerne les révolutions solaires), n’est pas différent de ce qui se passe en nous et autour de nous, en vertu de l’interdépendance de toutes les énergies de l’Univers qui se correspondent du plus petit au plus grand et du plus proche au plus éloigné. C’est ainsi que scientifiquement parlant, dire que c’est le Soleil qui tourne autour de la Terre ou dire que c’est la Terre qui tourne autour du Soleil est identique, ce n’est qu’une question de point de vue, mais nous vivons sur la Terre, et dès lors les calculs des observations astrologiques doivent être faits du point de vue de l’observateur sur Terre.
L’Ascendant n’est pas la rencontre de l’horizon avec l’écliptique comme on le

Troisième colonne

dit souvent, c’est-à-dire l’endroit du lever du Soleil, mais il est la rencontre du Point géographique Est de la sphère locale avec le cercle des constellations zodiacales sidérales réparties en 12 signes zodiacaux sidéraux égaux de 30°. Ce qui veut dire que la sphère locale ne dépend pas du lieu du lever des astres, mais que la position des astres s’inscrit dans les maisons de la sphère locale (1).

Le lever du Soleil se fait en avant du Point Est ± du 24/9 au 20/3, et il se fait en arrière de celui-ci du ± 22/3 au 22/9. Le 21/3 et le 23/9, le lever se fait exactement au Point Est et le coucher au Point Ouest, et la durée des heures du jour est exactement égale à celle de la nuit (ce qui n’est pas le cas durant les autres périodes de l’année), ce qui permet ces jours là de connaître avec précision la répartition des heures théoriques du jour et de la nuit afin de pouvoir les connaître tout au long de l’année. Elles sont appelées : les heures équinoxiales. Voyez le schéma en annexe.À ce propos Claude Ptolémée dit (2)  :

22 – Des lieux et des degrés

Mais laissons ces choses pensées pour l’ostentation, et proposées seulement



(1)
Cf., Jean RICHER, Géographie sacrée du monde grec, Guy Trédaniel éditeur, Paris, 1993, p. 17, et Étude sur les Wu Yun Liu Qi, Cercle sinologique de l'Ouest, Rennes, p. 73. Cf. aussi, Paul TANNERY, Mémoires scientiphique, É. Privat et Gauthier-Villars, Tome II, Sciences exactes dans l'antiquité,1883-1898, art. 42, La coudée astronomique et les anciennes divisions du cercle, Toulouse et Paris, 1912, p. 262.
(2) La Tetrabible, Denoël, Paris, 1974, p. 67-68


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